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Test d'Eternal Sonata
Test d'Eternal Sonata
Par Harkh - Publié le 05/06/2011
Test d'Eternal Sonata


Sorti fin octobre 2007 sur xbox360 et en février 2009 sur PS3, ce jeu de rôle a été développé par TRI-CRESCENDO. Ce studio, que tout fan de jeu de rôle doit connaitre, tant ils ont su s’imposer dans ce domaine avec en grande pompe, la série BATEN KAITOS. Sur next gen, ils ont développé sur wii, FRAGILE DREAMS, un jeu apprécié par la critique. Annoncé comme différent du RPG japonais classique (un héros amnésique), ETERNAL SONATA côtoie t’il les sommets du RPG?

Oh que c’est beau…


Connu pour faire des jeux très esthétiques, et visuellement au-dessus du lot, ETERNAL SONATA ne déroge pas à la règle. Affublé d’un cel-shalding magnifique, le jeu est d’une esthétique féerique et très colorée. Certains décors laissent pantois, tellement ils sont sublimes. Chaque cinématique est un enchantement pour les yeux, tant elles sont magnifiques. Les personnages sont super bien faits, et pour le moins expressifs. Le mélange de style médiéval et le style du 19e siècle est des plus réussis. Le background est assez fouillé même si certains méchants reviennent sous différentes couleurs plus tard dans l’aventure. Un parfum de naïveté baigne ce jeu, dû au côté cartoon du visuel, mais il ne faut pas se tromper, ce jeu n’est pas réservé aux jeunes si on veut en comprendre toute la portée.



Quand la plastique est appuyée par un univers solide…


Le jeu est construit autour du personnage de Chopin. Les développeurs ont décidé de s’attaquer à se grand compositeur, décédé d’une tuberculose en 1849, il n’avait que 39 ans. Sur son lit de mort, Chopin attend que celle-ci vienne à lui. Et tout à coup, le jeu nous amène dans un univers fantastique, Chopin rejoint une jeune fille Polka, qui pratique la magie, et celle-ci est considérée comme une hérésie de la société, accompagné par la suite par d’autres personnages entre la classe incarné, Allegretto, Jazz et Chopin et les personnages mignons tels que Piccolo et Salsa, qui n’en manquent pas une pour s’envoyer des vannes en veux tu en voilà. Le jeu est décortiqué en chapitre. Chaque chapitre est l’opportunité pour chacun d’entre nous, de connaitre la vie de Chopin avec en fond ses compositions. Le jeu est volontairement naïf à première vue, mais tout le jeu est construit sur la musique, les noms des personnages en passant par ceux des zones visitées. Tout l’univers évolue comme celui de l’époque de Chopin, le jeu transpire cette période rude des années 1800. Et là où est le tour de force de TRI-CRESCENDO, c’est qu’au fur et à mesure, on se demande bien si le monde où l’on est n’est qu’un simple rêve ou bien autre chose.



Un système de jeu bien huilé…


Le jeu est construit à la manière d’un BATEN KAITOS, des décors jolis avec des couloirs la plupart du temps. Les villes visitées sont très jolies bien que pas forcément très grandes. La diversité des décors fait plaisir et on arpente ce monde de façon très classique. On avance on découvre un problème et petit à petit on se rend compte qu’il y a des complots au niveau du royaume entre deux factions et on va prendre position, sachant que Polka se trouve être pourchassé. Du déjà vu pour les fans de BATEN KAITOS me direz vous. Oui mais l’univers est différent, les personnages aussi. Le système de combat est super dynamique, on manie un personnage pendant un laps de temps définit par une jauge de point d’action. Les combats sont aussi dynamiques qu’un TALES OF SYMPHONIA, on manie le personnage que l’on déplace sur l’espace de combat jusqu’à l’ennemie et on martèle les touches d’attaques, on déclenche des supers attaques, et puis voilà. Le système de combat possède différents niveaux de 1 à 6, qui conditionne le temps imparti pendant la phase d’attaque pourrait on dire. Les combats sont supers instinctifs et se base sur deux phénomènes particuliers. Chaque personnage possède des attaques spéciales de type lumière et ombre, et comme la zone de combat possède des zones d’ombres ou éclairées, il faudra bien orienter son personnage selon l’attaque que l’on veut réaliser. On peut manier n’importe qui pendant le combat, il n’existe pas de personnages principaux pendant les combats, ce qui est intéressant au vu des personnages bien distincts que notre groupe d’aventurier a en son sein.



Serait il parfait ?….


Alors la réponse est non, car la perfection est subjective. Toutefois, le jeu se finit en une trentaine d’heure voir moins pour les plus doués d’entre nous, et ça c’est déjà un point noir. De nos jours, où les jeux côtoient la cinquantaine d’heures de jeu, là on est à la moitié. Le sentiment d’enivrement face à cet univers magnifique est assez paradoxalement associé à un sentiment de confinement. Les couloirs sont parfois trop présents mais le fait d’avoir des décors dans des zones extérieures, on n’en ressent pas toujours les effets. Les énigmes ne sont pas toujours des plus développées. Les donjons ainsi que les boss pour ceux ayant fait un minimum de level-up arriveront sans mal à finir le jeu. Les quêtes annexes, bein il n’y en a quasiment pas, à part la collecte des mélodies, que nos personnages peuvent jouer à certains moments du jeu pour débloquer des objets. Pour les débloquer toutes, il faudra d’ailleurs recommencer le jeu une deuxième fois au moins, ce qui est intéressant c’est qu’en recommençant le jeu on démarre au niveau 6 les combats, là où il y a plus d’enjeu, mais l’histoire ne changeant pas, il y a de quoi rester dubitatif devant ce new game +.



Mais quand la beauté des yeux se reflète ailleurs…


Motoi Sakuraba en chef d’orchestre, les mélodies sont tous simplement magnifiques, collent bien à l’univers et aux différents moments clés de l’histoire. En revanche, lors des scènes qui inaugurent chaque chapitre, on a droit à écouter en fond des mélodies de Chopin himself, rejoué par un autre compositeur. C’est dommage qu’au final, les musiques de Chopin, ne soit pas plus utilisé dans le jeu, mais ne boudons pas notre plaisir, les mélodies de Sakuraba sont de très bonnes factures. Chaque donjon ou zone du jeu différent possède sa mélodie propre, ce qui les rend vraiment unique. La version PS3 possède quelques suppléments comme deux personnages jouables, mais l’histoire n’en est pas pour autant différente.



En résumé


Réalisation


Un jeu magnifique tout simplement, avec son univers propre, et même si on reconnaît par moment du BATEN KAITOS, on ne peut dire que bravo face à cette esthétique alléchante et envoûtante.

9/10


Gameplay


Le jeu reste classique dans sa conception, avec un mélange entre les TALES OF (pour les combats et gestion des personnages) et un BATEN KAITOS (conception des villes, des donjons) qui tient la route mais qui ne révolutionne en rien. Les combats prennent vraiment de l’ampleur au niveau 6.

6,5/10


Bande-sonore


Motoi Sakuraba n’a plus rien à prouver, mais il est toujours là, avec des musiques envoûtantes même si on ressent un manque d’inspiration, on a parfois à faire à des thèmes issue de BATEN KAITOS. Les mélodies de Chopin auraient pu mériter meilleures utilisations mais ne boudons pas notre plaisir.

8/10


Scénario


Si l’histoire dans l’univers fantastique avait été le seul fil conducteur du jeu, on aurait à faire à un jeu classique et finalement assez ordinaire. L’ajout de Chopin et surtout ce qui caractérisait sa vie rend l’univers plus attachant, plus mystérieux. Le final reste anthologique.

7,5/10


Conclusion


Ne vous arrêtez pas aux innombrables comparaisons faites avec BATEN KAITOS, autre jeu phare du studio, car ce jeu possède toutes les qualités requises pour tout fan de RPG qui se respecte. Un excellent jeu de rôle un poil trop court.

31/40


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