A l’occasion de l’arrivée de Xenoblade Chronicles, on a pas mal réfléchi dans la team phoenix à comment rendre hommage à l’œuvre de Takahashi… et la meilleure façon nous a semblé de vous la faire connaître !! Voici donc le test d’un jeu qui est véritablement un monument : Xenogears !
+ RPG de science fiction
Pour ceux qui ne connaitraient pas Xenogears au moins de réputation, sachez qu’il s’agit d’un RPG de science fiction, au même titre que Star Ocean (avec un style différent, j’en conviens). Après une cinématique mêlant manga et animation 3D, le jeu nous place sur les traces de Fei qui sera contraint de quitter son village suite à un accident… l’ayant tout simplement détruit. On évitera de trop en dire sur le scénario du jeu, tant celui-ci est plaisant à découvrir. Si le début du jeu se veut assez classique, on comprendra rapidement que la profondeur est bien plus importante que ce que les premières heures de jeu avaient laissé supposer… Le jeu est, en effet, influencé par Nietzsche, Freud, Jung et Lacan ! De plus, le jeu est plein de symboles, et plusieurs religions différentes (fictives, bien entendu) sont présentes dans le jeu, et bien réfléchies… Tout ce contexte sera donc au centre de l’intrigue, ce qui a tendance à placer ce jeu comme un œuvre dépassant simplement le statut de « jeu »… mais nous y reviendrons.
+ Un système de combat original
Si le système de combat ressemble bien à priori au système ATB trouvé sur Final Fantasy, il faut savoir que le jeu comporte une particularité : lors du déclanchement d’une attaque, selon la touche pressée, on aura alors une attaque plus ou moins forte, consommant plus ou moins de points AP (de 1 à 3) ce qui peut avoir une importance stratégique, selon que l’on veuille privilégier les combos ou, au contraire, frapper fort...Et à terme, vous aurez des combos dévastateurs déclanchables par la bonne combinaison de touches !
Hormis cela, on ne peut pas dire que les amateurs de J-RPG seront dépaysés. Le système se veut en effet assez proche de ce qu’aurait pu faire un Final Fantasy (ce qui est logique quand on se rappelle qui a fait ce jeu à l’origine…). Vous avez trois personnages utilisables lors du combat.
Vidéo pompée outrageusement sur Youtube ^^
Le jeu vous permet aussi de contrôler des robots, les gears (on y revient dans pas longtemps). Ici, point d’AP, et les combos disponibles dépendent de l’évolution de leur utilisateur (c’est bien la seule chose qui en dépend !). Par contre, présence d’une jauge de carburant qui ne doit surtout pas arriver à 0… Pour l’évolution de ceux-ci, vous devrez acheter des pièces. Inutile donc de bourriner pendant des heures avec votre gear, le personnage évoluera, mais pas le gear lui-même.
Pour vous faire une idée, voici un boss :
+ Musique Maestro !
Comme vous avez du le remarquer dans la vidéo précédente, la bande musicale est tout simplement excellente ! Yasunori Mitsuda signe ici un vrai chef d’œuvre ! Certes, en une vidéo vous n’en avez pas beaucoup entendu (ca je ne dirais pas le contraire), mais tout de même, dites vous que l’intégralité de la bande son est plus ou moins au même niveau ! Ceux qui pensaient que toutes les bonnes musiques de Squaresoft venaient de Uematsu devraient raviser leur jugement (même s’il en a fait beaucoup, certes ^_^).
Oh et puis zut, juste pour le plaisir, écoutez moi ca : vous n’avez pas envie de sortir votre PlayStation ?
+ Que d’émotions…
Le RPG, c’est quand même comme une drogue ; une fois qu’on a trouvé un jeu qui nous émeut vraiment, qu’on arrive plus à lâcher, où l’on a l’impression de s’être vraiment attaché aux personnages comme s’ils étaient réels, y’a rien à faire : on continue à chercher les jeux nous donnant le même frisson. Pas grave, ce n’est pas mauvais pour la santé le RPG ^^. Bref, pour ceux ne connaissant pas encore cette merveille, et qui ont envie de ressentir des émotions similaires à FF7 ou autres jeux de cette ampleur, je pense que vous avez un bon candidat. On s’attache à Fei sur qui le destin semble s’acharner… et puis viennent les révélations, et, excusez mon langage, on reste collé sur sa chaise car… évitons de spoiler, mais si vous cherchez à établir un Top 5 des meilleurs RPG de la PSone (voire de tous les temps), il est tout simplement impensable d’oublier ce jeu. Vous vous embarquez en effet dans au moins 60 heures de pur bonheur !
Allez, pour le plaisir, une autre musique ?
Pendant votre écoute, sachez qu’au fur et à mesure du jeu, l’histoire gagne en profondeur et en complexité. Le monde est en effet recouvert de secrets qu’il vous tardera vite de découvrir… Mais la conclusion vous laissera bouche bée. Bon, là encore, je dois me taire, mais si vous saviez à quel point c’est frustrant …
En résumé
+ Bande son
Bon, je pense avoir été assez clair dans les morceaux qui précèdent, mais pas grave : achetez ce jeu, rien que pour son OST !
10/10
+ Gameplay
Un excellent système de combat, que l’on retrouvera par la suite, en partie, dans Xenosaga. Très original, complexe, et pourtant très intuitif.
9/10
+ Réalisation
Bon bah, c’est du Squaresoft de la grande époque… des cinématiques en 3D pré-calculées et Manga, un monde en vraie 3D (on peut même faire pivoter la caméra s’il vous plait). Certes, quelques petits défauts par ci par là, mais ne chipotons pas : c’est du bon boulot, point barre.
9/10
+ Scénario
Alors là… vous voyez, Xenogears, c’est quelque chose. Ca fait partie des quelques jeux où noter le scénario me pose vraiment problème. Pourquoi ? Bah si je mets 11/10 ca dérègle tout le système ^^
11… ah bah oui non, 10/10
Conclusion
Que dire sinon « attention chef d’œuvre ? »Et encore, le mot est trop faible, trop incorrect. Un morceau d’anthologie, ni plus ni moins, que tout gamer digne de ce nom se DOIT d’avoir dans sa ludothèque. Si vous ne connaissez pas Xenogears, alors il est amplement temps de faire connaissance avec lui. Le jeu a vieilli, mais n’a pas pris une ride. Au contraire, au vu de la génération actuelle, il a, tel du vin qu’on aurait laissé en cave, pris encore plus de goût. Un jeu qui se fait aussi facilement aujourd’hui qu’à sa sortie : voila la marque de fabrique des plus grands, de ceux qui laissent une trace dans l’histoire. Et accessoirement, dans votre vie de Gamer.
38/40
et en prime, le jeu prend la tête de la meilleure note jamais mise sur last-phoenix